Une petite soeur de l’Evangile sur les rives du Maroni.

by janvincen

Sœur Christine
“Je donnerai ma vie pour eux” en parlant des Amérindiens. Sœur Christine Simon

Sœur Christine fait partie des petites Sœurs de l’Évangile. Une congrégation fondée en 1963 par le père Voillaume inspirée par le bienheureux Charles de Foucauld.
Sœur Christine vit dans un petit village Amérindien situé près de la ville de Maripa-soula à près de 300 km de Cayenne, chef lieu de la Guyane. En pleine forêt parmi les Wayana en Amazonie, partageant leur culture, leur langue. Elle aime la vie qu’elle mène avec les amérindiens, elle a été accueillie et vit dans une maison où elle peut recevoir et aider la communauté.
C’est une femme instruite qui à toujours aimer voyager, elle a eu une formation Universitaire en Lettres Classiques avant de partir pour l’Algérie ou elle a fait ses vœux. Elle est ensuite partie pour le Venezuela en septembre 1972 chez les “iéchuana” Yekuana sur el Alto Caura. Elle vécut à San Salvador par la suite.
Engagée auprès des peuples premiers et sensible aux problématiques liées au contact des sociétés occidentales, Sœur Christine soutient comme elle le peut avec l’appui du Seigneur les jeunes Wayana et ceux qui viennent à elle. Elle a su gagner la confiance d’Alepa et sa femme et vit actuellement à coté d’eux. Elle connaît Aiku Alemin, premier Wayana à se présenter aux élections municipales 2014. Sa candidature à soulevée beaucoup d’espoir dans la communauté même si il n’a pas fait l’unanimité. Il ne se présentait pas comme seul défenseur de la cause Wayana mais plutôt comme un maire cosmopolite défendant toutes les aspirations des communautés du fleuve.

Sœur Christine vit seule, sa dévotion est intacte malgré toutes les souffrances auxquelles les peuples sont soumis. Nous parlons de l’orpaillage qui pollue le fleuve, les criques, les poissons, ruinant le mode de vie des communautés, nous évoquons le nombre de suicides chez les jeunes amérindiens vivant dans une communauté fragilisée au contact de la société de consommation, du chômage et du manque de perspectives politiques et économiques ainsi que les menaces de mort dont elle a pu faire l’objet. Elle se souvient bien de cette pirogue qui a délibérément faillie faire chavirer leur pirogue, alors qu’elle se sentait en danger. Elle est resté Quinze nuits sans pouvoir fermer l’œil. On a évoqué les problèmes de distance des villages pour accéder aux institutions de la ville de Maripa-Soula.
Mais elle reste confiante en l’amitié qu’elle a su tisser avec les Wayana et a gardé foi en Dieu. Elle est le témoin vivant des changements qui s’opèrent sur le fleuve. Elle connait d’autres villages comme Cayodé, Twenke, Pidima, Antecum Pata.
Elle accompagne ceux qui le veulent dans leur démarches religieuses, comme les naissances, la confirmation, le mariage, elle enseigne aussi la Bible et les prières, aidant aussi aux devoirs des enfants. Toujours prête à porter main forte aux bonnes volontés, un projet devrait voir le jour pour aider les jeunes à travailler, et prendre la relève.

Souriante et pleine de joie, elle à la main sur le cœur et aime profondément les peuples qu’elle côtoie, elle ne changerai pour rien au monde son mode de vie, ni son hamac d’ailleurs.
Un vrai bout de femme qui sert la cause contre vents et marées dans une région du monde où les peuples de la forêt sont menacés.

Janvincen

Guyane/Guiyàn 2014

liens:
http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Religieux-et-religieuses-face-a-la-violence-_NG_-2010-04-16-550049
http://www.charlesdefoucauld.org/fr/groupe-petites-s%C5%93urs-de-l-evangile-3

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