Et vogue la galère !

«Et vogue la galère», une immersion de 3 semaines dans les rues de la ville de Cayenne en Guyane,février 2013, avec Eddy, Michel, Junior, Taïeb, Carole et Dan.

www.etvoguelagalere.fr (Photos et son)

Ce titre est extrait des feuilles d’un poète de la rue ,”Eddy”, qui exprimait sur le papier, les pensées des jours et des nuits passées. Eddy a trouvé la mort quelques mois après ces clichés. Une histoire de sang, retrouvé sur la route, allongé comme le “dormeur du Val”, une plaie ouverte.
Dix ans de vécu sur les trottoirs, ça vous change.
Je suis parti de paroles pour faire ce reportage comme certains politiciens qui pensent toujours que ce sont les étrangers qui prenaient le travail des français. Alors il me fallait en rendre compte et découvrir que les discours politiques, et cela depuis plusieurs décennies, sonnent creux et n’ont aucun scrupule à mentir sur les causes et les conséquences de telles banalisations du genre humain.

Rendez-vous compte par vous-même en allant à leur rencontre tout simplement. De tous pays et d’aucune frontière.
J’ai voulu apporter mon humble contribution, photographique et auditive, afin d’éclaircir un chemin déjà sombre pour l’Histoire quant à la désignation de certaines catégories de personnes. Que notre mémoire est courte désormais !
Autant faire une énième piqûre de rappel !
Le bouillon de culture du genre humain ne devrait pas être la base de nos différences mais plutôt être la force à lier les gènes annonciateurs de notre commune civilisation.

Un XXI siècle en crise ne paraît pas être en mesure de pallier à la guerre qui s’annonce, la montée du nationalisme galopant partout dans le monde sera dévastatrice, des boucs émissaires à trouver parmi les êtres humains semble être la seule voie désignée.
Mais peu importe, des valeurs d’humanisme demeurent et ce sont celles la que j’ai choisi pour mon travail. Le noyau dur de ma détermination se trouve épris de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
Des valeurs que la France est censée défendre coûte que coûte dans n’importe quelles circonstances et pas seulement quand ça lui prend aux tripes.
Quant à la célèbre phrase : «la France ne peut pas prendre tout le malheur du monde ». Je ne l’en crois pas capable, ni ne crois qu’un pays en soit le dépositaire. Du fond de ma pensée, ce ne sont que des paroles pour ne pas agir en conséquence et qui ne se résument qu’a l’inanité d’une politique négationniste et profondément raciste.

Janvincen

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