Portraits

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Serge DMITRIEFF – Matricule 66125 au Camp d’Oranienburg-Sachsenhausen

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“De la part de son grand-père rescapé de ce camp. Arrêté le 13 Mars 1943 par la police française accompagnant la gestapo. 1 mois de cellule au port à Bordeaux puis au camp de Compiègne départ le 8 mai 43 pour Sachso, libéré le 4 Mai 45 par les russes après la marche dite ” de la mort”.”

Serge nous livre ici une partie de sa mémoire sur la marche de la mort passant par le bois de Below:

“Le 21 avril 1945, l’avance de l’armée soviétique a obligé les nazis à évacuer le camps où j’ai passé deux ans sous le matricule 66125. Ce jour-là, j’ai quitté le camp dans une colonne de Français pour une destination inconnue, et ce à 20 heures.
Encadré de SS, nous avons marché jusqu’à 3 heures du matin, puis nous avons été parqués dans une cour de ferme sous une pluie battante. La boule de pain reçue au départ du camp a vite été engloutie et la faim était toujours présente.
Le lendemain, avec quelques patates pour nourriture, la marche épuisante a repris vers 15 heures. Au bout de quelques jours, nous dormions n’importe où, quelque fois dans la boue.
Nous sommes arrivés dans la cour d’une ferme où un drame s’est déroulé : les seuls non-français de la colonne, trois yougoslaves, ont été surpris en train de de récupérer des bocaux de fruits dans la cave de cette ferme. Le commandant SS dirigeant notre colonne leur a fait creuser leur tombe avant de les assassiner d’une balle dans la nuque. J’ai été désigné avec un autre Français pour boucher les tombes dans un champ de la ferme. Puis, nous avons repris cette marche en traversant plusieurs villages dont je n’ai pas retenu les noms.
Après plusieurs jours, notre colonne a été l’une des dernières à arriver au bois de Below. Nous y sommes restés plusieurs jours sans nourriture, avant de reprendre cette fameuse marche de plus en plus épuisante.
La veille du 4 mai, seule date que je me rappelle, nous avons dormi dans les fossés à la limite du bois de Zapel. Le matin du 4, surprise : plus de SS pour nous encadrer. Nous étions enfin libres. Liberté confirmée par la venue d’une sorte de jeep occupée par des soldats russes. Ceux-ci nous ont dit d’aller à la ville de Crivitz, où nous aurions de la nourriture.”

Serge DMITRIEFF Matricule 66125 au camp d’Oranienburg-Sachsenhausen.

“Un des camps de concentration les moins connus de France. Il fut pourtant le quartier général de l’inspection centrale SS et le cœur même du système concentrationnaire nazi : on y expérimentait les méthodes d’extermination massive appliquée ensuite dans les autres camps; les détenus y servaient de cobayes pour des “études” pseudo-médicales.”
SASHSO Amicale d’Oranienburg-Sachsenhausen

Quelques liens utiles :
http://www.internationales-sachsenhausen-komitee.eu/content/sektion_frankreich.htm
http://www.campsachsenhausen.org/

France/Fwans 2014

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Moïse Hésol

Au Sportif, à l’artiste photographe et à l’intellectuel.Curieux et passionné.
Guadeloupe/Gwadloup 2010

Liens :
http://www.farrugialaurent.com/pages/MJC-3519168.html
http://yeclik.wordpress.com/2013/04/17/hommage-a-la-guadeloupe-de-moise-hesol/
http://yeclik.wordpress.com/2013/01/30/moise-hesol/

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Laurent et la statue de la Liberté

Laurent est un activiste, cette idée de venir dompter cette statue lui trottait depuis un moment déjà. Violer un monstre bétonneux d’ou émane un visage d’ange. C’était le 12 janvier 2014 à Basse-Terre en face du palais de justice.

Des milliers de personnes passent devant cet ange, sans vraiment y préter attention et ceci depuis des années, elle n’a pas finie de se détériorer. Ses ailes ont été brisées, comme nos rêves.
A notre image, de la ferraille rouillée nous sort des moignons, nos cheveux ont été cassés par le vent. On a cessé de penser, on cesse d’exister.

Guadeloupe/Gwadloup 2014

Comédien, Artiste et Philosophe : Laurent Farrugia.
Il a connu Moise Hesol.
Retrouvez ses réflexions sur son site http://www.farrugialaurent.com/

modifié le 27/07/2014

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Les plantes magiques d’Armand

Armand Chevry parle de ses plantes comme on célèbrerait la beauté d’une femme.”Tu dois la toucher comme si c’était une femme, doucement” me dit-il en souriant. Les lianes sortent de partout, incroyable orchidée !

Les yeux d’Armand brillent lorsqu’il en parle, c’est un sujet sérieux sur lequel on ne fait pas de “jeu”. ” Si tu ne t’en occupes pas comme une vraie femme, tu n’y arriveras pas” tout en souriant, comme pour voir si j’avais compris.
J’ai vu tout l’amour qu’il a pour ses orchidées, pour la nature, quelle joie de me trouver là !

Armand a connu Moïse Hésol.

Guadeloupe/Gwadloup 2014

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NERLIZ et la Nature cultivée

Nerliz se rend sur sa propriété 2 fois par semaine, malgré son bel âge, ces petits moments dans la nature lui sont précieux. Son bien n’a pas de prix et il le sait mais il n’est pas dupe et voit bien malheureusement que la nature est défigurée par l’homme et que les saisons ne se ressemblent plus.

Une fois sur place, il aiguise son sabre ainsi qu’une lance qu’il a lui même confectionnée pour mieux trancher les vielles branches de bananier.

Nettoyer le terrain périodiquement pour aider les arbres à pousser, comme les caféiers, comme les lianes des fruits de la passion ainsi que les nouveaux arbres puis arracher les “mauvaises herbes”, élaguer les bananeraies.

Il connait bien le métier, il le pratique depuis plus de trente ans, il ne reste plus beaucoup de travailleurs qui comme lui ont touché au chloredécone. Les plantations de bananes imbibées de cet “insecticide” polluent les rivières, la mer, toute la chaine alimentaire, on retrouve sa trace jusque dans le phoetus.

Nerliz connaissait Moîse Hésol.

Guadeloupe/Gwadloup 2014

Nerliz connaissait Moîse Hésol, il a pratiqué le culturisme avec lui étant plus jeune. Yo té zamni.

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Donato Di Domenico


Donato vient d’Italie. Le métier de couturier il l’a appris en Guadeloupe où il vit depuis plus de cinquante ans. A la retraite il continue à coudre, réparant les déchirures, les trous, raccourcissant, raccommodant les tissus.

Sur sa machine qui a aussi traversé le temps, où l’on actionne avec le pied une membrane qui fait tourner la machine à coudre, on remonte le temps, histoire d’évoquer les souvenirs et stimuler la mémoire.

Du fil à coudre dans les tissus de l’histoire. J’aime ces moments en aparté…

Guadeloupe/Gwadloup 2010

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MARCELIN

Depuis mon enfance je connais cet homme, sans vraiment le connaitre. Je l’ai vu souvent courir dans ma commune, descendant jusqu’à Basse-Terre puis remontant à pied. Beaucoup de personnes le reconnaissent mais ne connaissent qu’approximativement son histoire. La vie me réserve ses surprises et j’en suis heureux. Marcelin était boucher dans différents endroits, avant il menait une vie sociale comme monsieur tout le monde.

Il rencontra une femme avec qui il s’était lié fortement mais la vie en avait décidé autrement et son amour n’était pas réciproque. Marcelin a lâché prise sur la vie pour se détacher de toute chose matérielle. Vivant une vie frugale. Il est difficile d’oublier son malheur mais avec beaucoup de détachement la vie lui semble plus belle maintenant. il s’est détaché des choses mais pas des gens. Si quelqu’un vient lui parler il ne refusera pas la conversation.

Il est bien décidé à continuer à mener sa vie comme il l’entend. Il voit très bien ses concitoyens et nous observe de son trottoir. Pour manger il cherche des jobs au marché de Basse-terre.

Marcelin est devenu un ascète, refusant la vie en société. La vraie vie pour Marcelin c’est dorénavant avec Dieu.

Guadeloupe/Gwadloup 2014

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Rémy Joseph Labrune alias Mr Alphonse

1941-2014

Maripa-soula-Guyane 2013

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Paulinus Herman

Wire sculpture

Sainte-Lucie 2013

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Mr Bervin et ses cressons

Mr Bervin aime cette nature si généreuse. Il s’occupe de son cresson avec amour. L’eau douce est une vraie bénédiction pour cette salade. La Basse-terre et ses montagnes ont été cultivées puis polluées. On a soupçonné les cressons de Mr Bervin de contenir du Chloredécone mais après analyse il n’y avait rien. Un véritable délice. Une exploitation humaine harmonisée, ici l’homme grandit avec la nature. C’est la chose la plus précieuse au monde parce qu’il la respecte. Ce cresson est une pépite naturelle dans cet univers de société de consommation industrielle à outrance.

Guadeloupe/Gwadloup 2014

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Maurice VITAL


Maurice peint, donne des cours et expose les œuvres d’autres artistes. Il dispose d’un espace de création, lui permettant d’être libre. Le thé est pour lui une sorte de filtre créateur, lorsque nous tournions “couleurs de nuit” nous savourions les thés tout en découvrant l’univers de l’artiste. Durant 3 jours de réalisation, nous avons pu nous imprégner des lieux et tourner. Lors d’une formation avec Varan Caraïbe, au Gosier. voici quelques clichés du peintre.

Guadeloupe/Gwadloup 2010

pour aller plus loin:

-Court-métrage, “couleurs de nuit” :https://picasaweb.google.com/103578870342656520858/CouleursDeNuit02#5831980025935786322
-http://www.varancaraibe.com/

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Joelle Robin

Joëlle et moi nous nous sommes rencontrés sur ce banc. Alors que nous étions tout deux étrangers nous fîment nos présentations au milieu d’une place publique. Et il a fallu que ce soit avec moi qu’elle fasse connaissance. J’en suis encore ému lorsque j’y repense. Nous avons passé un agréable moment à discuter, et j’ai appris quelle femme elle fût, quel rôle elle avait eu, avec qui elle avait réalisé des films. La joie d’en parler et moi d’écouter.
Elle joua pour Jean Anouilh, Jean Renoir, Jean-Luc Godard…
j’ai été chanceux ce jour-là, quand je pris conscience que la voix française de Lisa Simpson était tout simplement la voix de sa fille, Aurélia Bruno.
Du bonheur de la rencontre avec Célestine de Franceski.

Paris/Pawi 2013

 

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KENNETH

Sortie à l’abatti, où après avoir coupé puis brûlé un morceau de forêt, le temps de laisser la cendre imprégner la terre, de planter, voici le moment de la récolte.

 

Maripa-Soula/Mawipa-soula 2014

 

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Frère Jean-Nary

 

Jean-Nary  se tient à l’affût, chez lui, s’informant sur les moindres évènements pour envisager les changements de la société, au niveau local comme au niveau global. La Bible est une source inépuisable pour comprendre l’histoire d’aujourd’hui et il connait bien le Livre. L’Apocalypse fait plusieurs fois l’objet de ses plus vives préoccupations, les ressemblances entre les évènements prédits et les faits contemporains sont à son sens flagrants.

Frère Jean-Nary avait une église en guise de maison et il y prêchait. Depuis son fameux songe, il a appris la guitare et laissé aux fidèles le soin de leur bonne conscience. Il ne reçoit plus les fidèles chez lui,  cela n’empêche pas ses anciennes connaissances de venir lui rendre visite. Il bénéficie d’un certain respect auprès de la population.

Originaire de Sainte-Lucie, sa famille s’est installée à Maripa-Soula depuis longtemps.

Guyane/Gwiyàn 2014

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